Accueil > Nouvelles > Politique > Certitude vs Inquiétudes

Abolition du Registre canadien des armes à feu

Certitude vs Inquiétudes

Par Hubert Lapointe ce 28 octobre 2011 à 10h44
Maxime Bernier, ministre d'État à la Petite Entreprise et au Tourisme et député fédéral de Beauce.
Crédit photo : Archives
Maxime Bernier, ministre d'État à la Petite Entreprise et au Tourisme et député fédéral de Beauce.

Déposé ce mardi au Parlement, le projet de loi C-19 visant à abolir le Registre canadien des armes à feu pourra faire respirer les chasseurs et agriculteurs selon le ministre d'État à la Petite Entreprise et au Tourisme et député fédéral de Beauce Maxime Bernier. Pendant ce temps, des groupes de femmes s'inquiètent des conséquences d'une telle décision.

Créé au milieu des années 1990, le registre canadien des armes à feu est une base de données qui contient différentes informations à propos des armes en circulation partout au pays. A priori, il avait comme objectif de faciliter les recherches dans le cas des homicides. Conscient que l’intention était noble à l’époque, le ministre Bernier n’a pas pu s’empêcher de constater que le registre n’a empêché en rien la criminalité, car évidemment, les assassins ne réalisent pas leurs crimes avec des armes enregistrées.

Ainsi, à son avis, il s’agit plutôt d’une obligation annuelle qui cible injustement les chasseurs et les agriculteurs qui sont d’honnêtes citoyens, lesquels se voient handicapés d’un dossier criminel s’ils oublient une année de faire enregistrer leurs armes. Qui plus est, le coût du registre, ayant été estimé à deux millions de dollars au départ, totalise aujourd’hui environ deux milliards de dollars.

Il est à noter que si le projet est accepté, les propriétaires d’armes à feu devront tout de même se procurer un permis de possession (renouvelable aux 5 ans), réussir un cours et un examen, répondre à un questionnaire, subir une évaluation de leur comportement et une étude de leur passé. Également, les armes et les munitions devront être gardées sous clé, ceci dans deux endroits différents.

Le dossier sera donc à l’étude pendant les prochaines semaines et si le gouvernement aborde dans le même sens, le projet de loi C-19 pourrait être en vigueur avant Noël.

Les femmes inquiètes

Selon Havre l’Éclaircie, maison d’hébergement pour les femmes et les enfants victimes de violence conjugale et le Centre Femmes de Beauce, l’abolition du registre des armes d’épaule ainsi que toutes les données recueillies jusqu’à maintenant fragilisent grandement la lutte contre les violences faites aux femmes à l’échelle du pays.

Faisant valoir les données de 2002 de la GRC, les groupes ont fait savoir que les armes d’épaule constituent le type d’armes à feu le plus souvent utilisé dans les homicides conjugaux. De son côté, Maxime Bernier juge imprécises lesdites données, justement parce que le registre n’a rien changé aux statistiques.

Toutefois, puisqu’un projet de loi semblable avait été présenté et défait en septembre 2010, Havre l’Éclaircie et le Centre Femmes de Beauce craignent que les Conservateurs, aujourd’hui majoritaires, puissent adopter le projet trop aisément. Ils souhaitent donc que Maxime Bernier prenne le temps de mesurer l’impact de la décision sur la sécurité publique.

C-19, Registre canadien des armes à feu, Maxime Bernier, Havre l’Éclaircie, Centre Femmes de Beauce

Envoyer à un ami Imprimer

Commentaires des lecteurs (1 commentaires)


 
 
Gerry Pagé
28 octobre 2011 à 18h26
Les Conservateurs majoritaires concernés, Monsieur Stephen Harper, Monsieur Christian Paradis et Monsieur Maxime Bernier, ont tout à fait raison de rappeler à John James Charest que ledit dossier des armes de poing, ont le registre, est de compétence exclusive fédérale. John James Charest doit se mêler de ce qui le concerne, à ce chapitre Par ailleurs, John James Charest n'est surtout pas placé pour faire quelque leçon politique et autre à qui que ce soit, de l'Est à l'Ouest du Canada, alors qu'il trempe jusqu'au nez dans les flux et reflux de la collusion et de la corruption qui éclaboussent le PLQ, la FTQ et combien d%u2019autres, dont les bureaux d'ingénieurs et architectes. Ex Conservateur expulsé d'Ottawa, après avoir mené le parti de Brian Mulroney, au point de congélation, avec 2 députés, John James Charest cherche, par tous les moyens, à faire diversion. Les Québécois en ont leur voyage et la diversion ou quelque autre forme de fourberie, ne fonctionnera pas.
 
Ajoutez votre commentaires
Nom
Adresse Courriel

(Ne sera pas publiée)
Entrez les caractères figurant dans l'image ci-dessous. (La casse n'est pas prise en compte.)

Cliquez ici pour obtenir un nouveau code

Pas encore inscrit sur www.EditionBeauce.com?

Inscrivez-vous ici en quelques minutes, rejoignez le réseau qui vous en donne plus.

Les plus actifs seront sollicité pour des concours, promotions et évènements.

Inscription

Commentaire

Veuillez prendre note que votre commentaire est soumis de facon anonyme, et sera sujet a validation avant d'etre affiché sur le site.


Nouvelles associées


Répertoire des entreprises

 
Isabelle Boutique
12467, 1ere avenue
Saint-Georges, Québec G5Y 2E3
(418) 221-1999
 
Boston Pizza
14917, boulevard Lacroix
Saint-Georges, Québec G5Y 5P2
418-228-8212


Nouvelles récentes