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Abolition du Registre canadien des armes à feu
Déposé ce mardi au Parlement, le projet de loi C-19 visant à abolir le Registre canadien des armes à feu pourra faire respirer les chasseurs et agriculteurs selon le ministre d'État à la Petite Entreprise et au Tourisme et député fédéral de Beauce Maxime Bernier. Pendant ce temps, des groupes de femmes s'inquiètent des conséquences d'une telle décision.
Créé au milieu des années 1990, le registre canadien des armes à feu est une base de données qui contient différentes informations à propos des armes en circulation partout au pays. A priori, il avait comme objectif de faciliter les recherches dans le cas des homicides. Conscient que l’intention était noble à l’époque, le ministre Bernier n’a pas pu s’empêcher de constater que le registre n’a empêché en rien la criminalité, car évidemment, les assassins ne réalisent pas leurs crimes avec des armes enregistrées.
Ainsi, à son avis, il s’agit plutôt d’une obligation annuelle qui cible injustement les chasseurs et les agriculteurs qui sont d’honnêtes citoyens, lesquels se voient handicapés d’un dossier criminel s’ils oublient une année de faire enregistrer leurs armes. Qui plus est, le coût du registre, ayant été estimé à deux millions de dollars au départ, totalise aujourd’hui environ deux milliards de dollars.
Il est à noter que si le projet est accepté, les propriétaires d’armes à feu devront tout de même se procurer un permis de possession (renouvelable aux 5 ans), réussir un cours et un examen, répondre à un questionnaire, subir une évaluation de leur comportement et une étude de leur passé. Également, les armes et les munitions devront être gardées sous clé, ceci dans deux endroits différents.
Le dossier sera donc à l’étude pendant les prochaines semaines et si le gouvernement aborde dans le même sens, le projet de loi C-19 pourrait être en vigueur avant Noël.
Les femmes inquiètes
Selon Havre l’Éclaircie, maison d’hébergement pour les femmes et les enfants victimes de violence conjugale et le Centre Femmes de Beauce, l’abolition du registre des armes d’épaule ainsi que toutes les données recueillies jusqu’à maintenant fragilisent grandement la lutte contre les violences faites aux femmes à l’échelle du pays.
Faisant valoir les données de 2002 de la GRC, les groupes ont fait savoir que les armes d’épaule constituent le type d’armes à feu le plus souvent utilisé dans les homicides conjugaux. De son côté, Maxime Bernier juge imprécises lesdites données, justement parce que le registre n’a rien changé aux statistiques.
Toutefois, puisqu’un projet de loi semblable avait été présenté et défait en septembre 2010, Havre l’Éclaircie et le Centre Femmes de Beauce craignent que les Conservateurs, aujourd’hui majoritaires, puissent adopter le projet trop aisément. Ils souhaitent donc que Maxime Bernier prenne le temps de mesurer l’impact de la décision sur la sécurité publique.
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