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Ce mardi, le Syndicat des producteurs de lait de la Beauce a déclaré son appui à deux fromageries beauceronnes, dont la production requiert l’utilisation de lait pur à 100 %. Cette manifestation de soutien inconditionnel a eu lieu à l’Hôtel Le Journel de Saint-Joseph.
Selon André Campeau, président du Syndicat des producteurs de lait de la Beauce, les entreprises sont de plus en plus amenées à prendre leurs décisions non seulement en considérant les aspects purement économiques, mais aussi les points de vues social et environnemental. Or, les fromageries qui utilisent du lait de producteurs de la région participent à l’économie d’ici, tout en permettant au lait de ne pas être transporté sur de grandes distances.
L’initiative de la journée vise donc à encourager les entreprises par l’exemple. « Il faut informer la population qu’il existe des gens qui ont à cœur le développement régional », a affirmé M. Campeau. L’expérience étant tentée dans un premier temps, il espère que d’ici quelques mois, de nouveaux partenariats entre des entreprises locales seront développés. « Si ça fait boule de neige, tant mieux. », se croie-t-il les doigts. En attendant, le président du Syndicat lance un appel aux consommateurs : « Pour un produit de qualité, il est important de bien lire l’étiquette. »
Lionel Bisson, président de La Fromagerie la Pépite d’Or située à Saint-Georges, a expliqué que son profit moyen par fromage est d’environ 10,5 % de sa valeur. Ceci étant dit, les entreprises qui utilisent des substances modifiées plutôt que du lait peuvent atteindre de 12 à 15 % de rendement. Au bout du compte, ces entreprises peuvent offrir un prix plus bas à l’épicerie. « Les gens pensent payer moins cher mais en réalité, ils ont un produit de moins bonne qualité », dit-il. Par l’utilisation de lait, il sait pertinemment que la rentabilité est affectée, mais la décision est irréversible. « La pureté du fromage, la vraie, passe en premier », a commenté M. Bisson. Qui plus est, il a souligné que sa production utilisait 100 % de sa matière (donc aucune perte), en plus de « faire travailler le monde de chez nous ».
Jean-Guy Marcoux, directeur général de la Fromagerie Gilbert de Saint-Joseph, est bien conscient que son entreprise joue un rôle de premier plan en Chaudière-Appalaches. En effet, sa fromagerie est née il y a 90 ans et fait aujourd’hui affaire avec quelque 38 producteurs laitiers de la région. Cependant, pour demeurer concurrentielle, son entreprise doit garder le contrôle sur ses dépenses, notamment en trouvant des façons de mener « une administration serrée ». Quoi qu’il en soit, Jean-Guy Marcoux tient à s’assurer que le lait demeure un élément de qualité toujours constant « Je ne vois pas le jour où on va mettre de la poudre chez nous », a-t-il commenté.
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