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Dominique Jobin et Diane Lafleur, directrices de la protection de la jeunesse (DPJ) du Centre jeunesse de Québec - Institut universitaire et du Centre jeunesse Chaudière-Appalaches, dressent aujourd'hui le portrait de la situation des enfants et des adolescents en détresse du Québec ainsi que des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches en publiant leur bilan annuel.
Cette année, une augmentation de signalements a été enregistrée : 76 469 situations d’enfants ont été signalées, soit 5 796 de plus que l’an dernier. Cette augmentation représente une hausse de 8,2 %, alors que l’augmentation des cinq dernières années se situait autour de 1,4 % par année.
Plusieurs facteurs contribuent à cette hausse. Les DPJ expliquent celle-ci notamment par la sensibilité grandissante de la population face à la maltraitance des enfants et aussi par la confiance de cette dernière envers les DPJ. En 2010, 84 % de la population était favorable aux centres jeunesse, selon un sondage réalisé par Impact recherche. La hausse des signalements s’explique aussi par l’appauvrissement d’une partie de la population ainsi que la vulnérabilité et l’isolement des familles.
Les motifs de signalement les plus retenus demeurent la négligence et le risque sérieux de négligence. Les seconds motifs sont ceux de l’abus physique et du risque sérieux d’abus physique, avec une proportion de 25 % des signalements retenus. C’est pourquoi, cette année, les DPJ ont fait le choix de parler davantage de cette problématique. En effet, l’abus physique et le risque sérieux d’abus physique menacent directement la sécurité des enfants. Ceux-ci vivent avec la peur et l’incertitude et souffrent souvent en silence. Ils subissent ainsi des séquelles psychologiques qui peuvent avoir un impact pour le reste de leur vie. Ils peuvent vivre de l’anxiété, se refermer sur eux-mêmes, sans parler de la méfiance qui s’installe à l’égard des autres adultes pouvant en prendre soin. Dans le cas des blessures physiques, il s’agit d’ecchymoses, de coupures, d’écorchures, de brûlures, de fractures et de traumatismes crâniens. Pour certains, les conséquences seront permanentes et peuvent affecter pour toujours leur développement, telles que des retards de langage, de dextérité manuelle et des problèmes neurologiques. Des gestes violents à l’égard des enfants peuvent aussi entraîner la mort.
Infliger des blessures à un enfant, le battre ou utiliser des méthodes éducatives inappropriées pour le punir sont des gestes qui ne sont pas tolérés au Québec. La Loi sur la protection de la jeunesse oblige tout citoyen à signaler toute forme d’abus à l’égard d’un enfant.
Les abus physiques touchent toutes les catégories d’âge, du bébé secoué à l’adolescent molesté. Bien que les parents soient les premiers responsables de leur enfant, tous les adultes entourant ces enfants doivent aussi se sentir concernés par leur protection et leur bien-être.
Les personnes qui se sentent concernées peuvent consulter le bilan provincial des DPJ 2010-2011, lequel est disponible pendant toute l’année au www.centrejeunessedequebec.qc.ca, au www.cj12.qc.ca et au www.acjq.qc.ca.
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