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Demain, dimanche, sera la dernière chance de voir l'exposition « Les plans de la ville » au Centre d'art et d'expositions du centre Marie-Fitzbach à Saint-Georges. S'étant déroulé entre le 10 février et le 10 avril, le projet est une collaboration des artistes Marylou Fortier et Hugo Nadeau, et a été réalisé grâce au collectif artistique YY et au commissariat de Jean Coulombe.
Selon Hugo Nadeau, si le titre « Les plans de la ville » suggère d'abord les repères, les schémas, voir le mécanisme de la ville, il laisse vite entrevoir dans sa masse habitée de possibles intentions ou fomentations, comme l'indice de plans inhumains. « On ne sait pas ce que la ville veut vraiment, si elle nous corrompt ou nous oublie. […] Nous sommes les mouches d'un corps pris d'une mort continuée », a-t-il énoncé.
L’artiste, originaire de Saint-Zacharie, a expliqué qu’aucune indication ne vient identifier un élément comme étant une œuvre. « Pire, on peut voir dans la salle deux gros tas de fiches d'identification d'œuvres d'artistes divers accumulés pêle-mêle. Je vous laisse interpréter cette intervention comme bon vous semble, son interprétation n'est pas souhaitée comme évidente et irrévocable. » Ainsi, tous les meubles et les sculptures présents dans la salle peuvent se présenter aux yeux des visiteurs comme étant des œuvres. « C'est au visiteur de faire la différence, de se poser la question s'il est face à une œuvre ou simplement à un banc où il pourrait s'asseoir », de poursuivre Hugo Nadeau.
Il est à noter qu’à peu près toutes les œuvres sont d’anciens projets. Certains sont venus d'idées communes, pendant que d’autres sont de vieux fantasmes artistiques qu’il caressait depuis quelque temps. Le concept, suite au titre, a été celui de « mettre la ville en boîte », c'est-à-dire de se servir de la ville dans son tout, dans sa cohérence et surtout son incohérence, pour créer une exposition qui parait assez vide, mais qui pourtant contient une grande quantité d'éléments.
Tout a commencé quand Jean Coulombe lui a proposé ladite salle d'exposition. L’intention de ce dernier était alors d’animer artistiquement la ville par une exposition qui aurait quelque chose de poétique. Dans cet objectif, Hugo Nadeau a invité une amie artiste, Marylou Fortier, originaire de Saint-Georges. Celle-ci a tout de suite accepté, avant de demander à son tour à son amie Carolyne Bolduc d'intégrer le projet, avec qui elle avait démarrée le collectif artistique YY.
En invitant Marylou Fortier, M. Nadeau rêvait d'une exposition qui serait différente des autres. « Je pense que ça vaut la peine de créer des expositions difficiles d'approche en Beauce, de l'art qui peut choquer, qui peut rebuter, qui peut créer toutes sortes de réactions », dit-il. L’artiste espère donc que cette exposition sera la première de plusieurs autres amorcées par de nombreux artistes novateurs qui poseront les pierres d'activités artistiques dynamiques en Chaudière-Appalaches et qui assumeront leur différence et leur liberté.
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