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UPA : L'autre côté de la médaille

Par Clémence Martel ce 20 octobre 2011 à 16h33
Le président de l'association, Paul Doyon.
Crédit photo : Clémence Martel
Le président de l'association, Paul Doyon.

C'est à l'hôtel le Georgesville que se tenait le congrès annuel de l'Union des Producteurs Agricoles de Beauce le mercredi 19 octobre. Toutes les résolutions apportées ont alors été votées unanimement, même si certaines ont engendré des discussions enflammées.

Irène fait encore des siennes

Évidemment, la tempête tropicale Irène était au cœur de quelques dossiers, ayant causé plusieurs dommages en cours d’année. Sur la gestion des cours d’eau, l’UPA de la Beauce demande à la Fédération d’alléger les procédures nécessaires lors de travaux d’aménagements, qu’elle considère trop longues et ardues, passant par plusieurs paliers entre le gouvernement provincial et le particulier. Il est également unanime que les coûts pour ces mêmes travaux soient trop élevés. Les producteurs demandent donc au ministère de l’Agriculture de débloquer les budgets nécessaires à leur réalisation. Concernant les dommages directs causés par les catastrophes naturelles, L’UPA aimerait principalement que les différents ministères et MRC reconnaissent l’urgence des travaux à réaliser et, allant dans le même sens que la résolution précédente, écourtent les procédures requises et défrayent les coûts nécessaires. Les demandeurs aimeraient être désignés comme zone à risques dans le cadre des programmes-catastrophes. L’UPA insiste aussi pour inclure les dommages aux boisés et érablières dans le décret gouvernemental.

L’agriculture dans les médias

Les producteurs ont aussi insisté sur la valorisation de l’agriculture dans l’opinion publique. Le domaine de l’agriculture et l’agroalimentaire procurant actuellement près d’un emploi sur six en région, il demeure néanmoins un domaine souvent sous-estimé dans l’opinion générale. Les demandeurs aimeraient donc que la Fédération régionale et la confédération de l’UPA demeurent alertes et rétablissent rapidement les faits lorsque des faussetés sont véhiculées dans les médis. Le congrès de l’UPA aimerait aussi avoir plus de présence dans les médis en utilisant, entre autres, les chroniques ou cahiers week-ends des grands journaux.

Conflit avec la FADQ

Il semble qu’une grande mésentente se soit formée entre la Financière agricole du Québec (FADQ) et l’UPA. Depuis 2008, 1500 fermes ont été forcées de cesser leurs activités, le secteur de l’agriculture traversant une crise sérieuse. La FADQ a donc adopté une stratégie de soutien à l’adaptation des entreprises, stratégie jugée insuffisante par les producteurs. La FADQ refuse depuis ce temps de reconnaître l’importance de la situation et semble avoir de la difficulté à se présenter lors des rencontres officielles ou demande de comparution. Le congrès de l’UPA ne demande donc rien de moins que la dénonciation de l’attitude du directeur général et suggère la démission du président, à la suite de certaines altercations entre ce dernier et les producteurs.

Rétablissons les faits

Paul Doyon, président de l’UPA a ouvert l’assemblée par une allocution sur l’historique de l’agriculture, de sa propre naissance à aujourd’hui. Les années 2000 ont été les plus difficiles pour les producteurs agricoles, accumulant les catastrophes. À la suite du film « Bacon », la peur des porcheries est devenue un sujet à la mode. « On est passé du statut de producteur agricole respecté à celui de pollueur subventionné qu’il fallait de débarrasser en l’espace d’une semaine ». Le respect pour l’agriculture devenait précaire. Même le ministre André Boisclair, sous le gouvernement Landry, part en guerre contre l’agriculture. Les règlements deviennent de plus en plus stricts, les coûts plus élevés, la gestion plus administrative : le domaine est maintenant contrôlé. « Pendant que les grands leaders mondiaux s’inquiètent à savoir comment on va nourrir la population mondiale, nous on laisse mourir notre agriculture… » À partir de cette citation de M. Doyon, une interrogation s’impose : aura-t-on le temps de rééquilibrer la balance avant que l’agriculture québécoise ne s’éteigne complètement ?


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