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Règlement pour protéger l'eau potable à Saint-Martin
Le 7 mai, à la séance du conseil municipal de Saint-Martin, le maire Jean-Marc Paquet et ses conseillers ont refusé, du moins pour l'instant, de voter un règlement visant à protéger les sources d'eau sur le territoire de Saint-Martin, prétextant qu'ils attendent un avis juridique avant d'aller de l'avant et martelant que la Fédération québécoise des municipalités (FQM) plaide actuellement auprès du gouvernement pour un développement des ressources minérales au bénéfice des communautés. Une décision qui divise pour l'instant les élus et les citoyens de Saint-Martin.
Le Conseil municipal s’en remet à la FQM
Dans une lettre, adressée au conseil municipal de Saint-Martin, la FQM l’enjoint de l’appuyer par voie de résolution afin qu’elle puisse accroître son rapport de force avec le gouvernement et amène ce dernier à modifier rapidement la loi sur les mines (projet de loi no 14). Avec son adoption, les MRC pourront exclure le développement minier des zones incompatibles telles que les secteurs résidentiels ou à vocation récréotouristique et de villégiature. Pour le maire, il est important de supporter et d’appuyer la Fédération. « On va être plus forts tous ensemble que chacun chez soi dans sa municipalité », d’insister M. Paquet, précisant qu’un règlement par municipalité n’est peut-être pas une solution.
Les conseillers ont donc voté à l’unanimité une résolution en appui à la Fédération étant donné que cette loi permettra aux communautés d’avoir enfin leur mot à dire dans l’exploitation des ressources de leur territoire et s’assurer d’un maximum de retombées sur le territoire. Rappelons que la FQM vise à défendre l'autonomie du milieu municipal et à favoriser le développement de l'ensemble des régions du Québec. Comptant plus de 1 000 municipalités locales et MRC membres. Ses structures décisionnelles lui permettent de prendre des positions visant le développement durable du territoire québécois.
Protéger l’eau par un règlement
Camil Rancourt, propriétaire de Mobilier Rustique (Beauce) inc, a insisté pour dire que le fait de voter un règlement visant à protéger l’eau à Saint-Martin contre une éventuelle exploitation gazière n’enlève rien au travail du maire et de la FQM. « Nos actions vont dans le même sens, elles sont complémentaires et ont le même but : nous protéger. » Pour M. Rancourt, être proactif, ce n’est pas déplacé. Il a même ajouté que si le règlement devenait trop contraignant, il pourrait toujours être amendé. Il s’explique mal, la résistance du maire et des conseillers à vouloir adopter un tel règlement. M. Rancourt tout comme une vingtaine d’hommes d’affaires de Saint-Martin sont signataires d’une lettre revendiquant l’adoption d’un règlement visant à protéger l’eau potable dans la municipalité. Aux dires du comité vigilance gaz de schiste, à ce jour, 85 % des citoyens de Saint-Martin ont signé une pétition appuyant la mise en place d’une telle mesure de protection.
En mars dernier, Wickham est devenue la huitième municipalité du Québec à adopter un tel règlement. Ce règlement a été rédigé par un collectif de juristes et une biologiste et vise à interdire, dans l’aire immédiate des puits artésiens municipaux ou des puits artésiens et de surface des résidents, d’introduire dans le sol ou de mener toute activité susceptible de compromettre la qualité de l’eau servant à l’alimentation humaine ou animale.
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