Accueil > Nouvelles > Actualités > Les Trappistes ont marqué l’histoire de Sainte-Justine

Les Trappistes ont marqué l’histoire de Sainte-Justine

Par René d'Anjou ce 28 septembre 2006 à 04h04
Crédit photo : René d'Anjou
Société d patrimoine de Ste-Justine

La Société du patrimoine de Sainte-Justine de Langevin, qui existe depuis déjà près de 30 ans, se consacre à faire connaître des faits historiques importants reliés à la fondation de cette municipalité de 1 800 habitants de la MRC des Etchemins.

C’est avec la collaboration de l’Archevêque de Québec, du député du comté, Sir Hector Langevin, l’un des pères de la Confédération, et du curé et de quelques paroissiens de Sainte-Claire, ils se sont établis sur un vaste terrain de 800 acres immédiatement à l’est du village actuel de Sainte-Justine et y ont érigé un vaste monastère pouvant accueillir jusqu’à 80 religieux.

On nous rapporte qu’ils étaient 4 au départ et leur nombre atteignait 40 vers l’année 1870. Ils ont été les premiers défricheurs de cette région qui était encore vierge à cette époque, à laquelle ils n’avaient accès que par de simples sentiers à travers la forêt. En dix ans, à peine, ils ont défriché et cultivé près de 400 acres de terre, ont construit et utilisé un moulin à scie sur la rivière, ont constitué un troupeau d’animaux domestiques, et ont donné naissance à un vaste mouvement de colonisation, en procurant secours et assistance aux premiers colons venus s’établir à proximité du monastère, suivant une tradition ancestrale.

Selon le répertoire des municipalités, c’est en janvier 1870 que la paroisse de Sainte-Justine a été constituée en municipalité comme conséquence de l’effort de colonisation de l’époque et elle doit son nom à l’épouse de Sir Hector Langevin, née Justine Têtu.

Cependant, la communauté religieuse des Trappistes respectait des règles très strictes qui n’allaient pas de pair avec le climat rigoureux du Québec. En effet, les Trappistes avaient conservé la règle dite de la "stricte observance" de saint Benoît, qui était totalement inadaptée à notre climat. Un seul repas par jour, lever à 2 heures du matin et coucher à 18 heures, aucune consommation de viande ou de produits dérivés, mortifications excessives et autres conditions de vie totalement inadaptées, sans compter les difficultés de recrutement, la maladie et même la mort de quatre d’entre eux, ont provoqué le départ de ces valeureux pionniers, à peine dix ans, après leur arrivée, soit en 1872.

Le monastère et ses dépendances, dont on ne voit plus aucune trace, ont été vendu, à l’époque à un dénommé Olivier Labbé, qui a démoli ces bâtiments pour récupérer le bois et construire d’autres maisons.

Certaines de ces maisons existent encore et la Société du patrimoine commence à les répertorier pour qu’on puisse les identifier dans la paroisse.

Fondée en 1978, la Société du patrimoine, malgré ses maigres ressources, initie plusieurs activités au cours de l’année afin que la population puisse être fière de son passé et de l’histoire qui se tisse grâce à l’implication de nombreux bénévoles.

Ainsi, pour se remémorer la venue des Trappistes, on a érigé, en 2000, un Mémorial constitué d’une gigantesque tour métallique de 70 pieds de hauteur et d’une stèle en granit noir où sont consignés les noms des donateurs sur les lieux même du monastère.

La Société a acquis une petite bâtisse ancienne et une dépendance qui ont toutes deux été construites avec le bois provenant de la démolition du monastère. Elles sont utilisées comme centre d’accueil pour le site historique de la Société pendant la saison d’été. Un musée à caractère religieux y rappelle le fait trappiste avec projection d’un diaporama.

La Société possède en outre un terrain détaché du lot 14, rang neuf, canton Langevin, mesurant 300 pieds de largeur par 1200 pieds de profondeur, sur lequel était érigé le Monastère des Trappistes. La société y a procédé à des fouilles archéologiques. Un chemin d’accès a été aménagé depuis le chemin public jusqu’au site du monastère et une centaine d’érables ont été plantés de chaque côté. Une souscription publique, appuyée par le programme canadien "Partenariat du Millénaire" a permis d’y ériger, en l’an 2000, un Mémorial constitué d’une gigantesque tour métallique de 70 pieds de hauteur et d’une stèle en granit noir où sont consignés les noms des donateurs.

Toujours très active, la Société a aussi contribué à la restauration de deux chapelles historiques datant toutes deux de 1921, au coeur du village de Ste-Justine. L’une d’elles sert depuis quelques années à la présentation d’une exposition d’art et d’artisanat, pendant la saison d’été, sous la responsabilité de la Société du Patrimoine.

On peut visiter le site de la Société du Patrimoine de Sainte-Justine de Langevin : en cliquant ICI

Notre photo : De gauche à droite : les membres du conseil d’administration de la Société du patrimoine de Sainte-Justine. M. Yvon Gagnon, secrétaire, Mme Mariette Giguère et Mme Cécile Veilleux, .toutes les deux coprésidentes, M. Yvon Bédard et Adrien Lapointe, administrateurs. Étaient absents au moment de la prise de photo, MM. Germain Royer, trésorier et Jean-Pierre Tanguay.

On peut entendre une entrevue que nous avons eue avec Mme Cécile Veilleux, coprésidente de la Société, en cliquant sur l’icone, en haut de la page, sous le titre.

Nouvelles associées


Répertoire des entreprises

 
Fertibeauce inc.
1338, 1ère Rue, parc industrielle
Sainte-Marie, Québec G6E 3H3
(418) 387-8171
 
Club de golf le Grand Héron
490, rue du Lac
Saint-Benjamin, Québec G0M 1N0
(418) 594-5545


Nouvelles récentes