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Voilà plus d'un an que les Québécois entendent parler des gaz de schiste et des dangers potentiels que pourrait engendrer l'exploitation de ces puits dans la province. Désirant contrer cette supposée menace, la Coalition citoyenne gaz de schiste Beauce-Etchemins a tenu une rencontre d'information en soirée du mardi 6 décembre à Saint-Gédéon.
Ayant attiré plusieurs dizaines de résidants, ce rassemblement se voulait du même coup un test pour la coalition qui désire organiser des rencontres semblables dans un maximum de municipalités dès janvier prochain. Un calendrier reste toutefois à être établi d’ici cette période. Le choix de Saint-Gédéon n’a sûrement pas été laissé au hasard pour cette première sortie, la municipalité ayant été choisie pour l’installation d’un puits par la compagnie gazière Junex il y a 18 mois.
« Nous sommes en train de développer une stratégie pour embarquer tout le monde dans une opération provinciale baptisée « N’entrez pas chez nous ». On essaie présentement d’organiser la création de comités citoyens dans chacune de nos localités. Même si légalement, les compagnies peuvent encore faire des explorations, ce n’est plus accepté socialement », explique Denis Dessaints, porte-parole de la coalition pour le secteur Beauce-Sartigan.
Pour mieux comprendre les dessous de l’exploitation des gaz de schiste, le public a eu droit aux opinions du conférencier Serge Fortier, porte-parole régional de la Vallée du Saint-Laurent et habitant de la Mauricie. Partant de la simple définition des gaz de schiste, ce dernier a dévoilé des faits et statistiques ayant fait réagir l’assistance, plusieurs personnes s’inquiétant notamment pour la qualité de l’eau potable dans le sous-sol beauceron.
« Avant de choisir un type d’énergie, il faut savoir si nous pouvons en tirer des avantages. Si on échappe ce dossier-là, on est fait à l’os ! Le gouvernement agit encore comme s’il s’agissait seulement de gaz naturel conventionnel. Une simple opération de fracturation hydraulique demande l’utilisation de 15 à 20 millions de litres d’eau, dont 100 000 litres contenant des additifs chimiques. Avec la Loi sur les mines qui date de 1880, le gouvernement peut t’exproprier si tu refuses l’accès à une compagnie sur tes terres», de s’insurger M. Fortier.
Par l’entremise de cette soirée, la coalition a donc annoncé le lancement d’un document légal servant à interdire des travaux d’exploitation sur les lots des propriétaires ne voulant pas voir de puits chez eux. La missive précise que le refus du signataire est motivé entre autres par les risques mal connus sur l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste décrits dans le rapport final du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) paru en 2010.
Pour donner un exemple fort de son opposition, le conseil municipal de Saint-Gédéon a d’ailleurs entériné le lundi 5 décembre une résolution pour interdire de futures fracturations hydrauliques et ses opérations subséquentes en son giron. Fait à noter, le BAPE avait comme mandat d’encadrer l’exploitation des gaz de schiste, et ce, sans étudier la pertinence de cette façon d’agir versus l’implantation de filières énergétiques plus vertes, comme le parc éolien de Saint-Robert.
Concernant la compagnie gazière Junex, cette dernière n’a pas rappelé Édition Beauce afin de commenter l’existence de ce nouveau groupe. L’entreprise possède une douzaine de claims (permis) dans les régions de Beauce-Sud et les Etchemins, ainsi que plusieurs autres en Estrie. À la fin novembre, cette région a justement rendu public la campagne « Protégeons notre territoire ». Ceux et celles voulant s’impliquer dans la coalition ou obtenir une copie du document légal d’interdiction peuvent obtenir des renseignements en écrivant à .
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