Crédit photo : Éric Gagnon Poulin
Steeve Roy, président d'Usine Sartigan, et Robert Dutil, député de Beauce-Sud.
Le 19 septembre, le député de Beauce-Sud, ministre de la Sécurité publique et leader parlementaire adjoint, a annoncé, au nom du ministre délégué aux Transports et ministre responsable de la région de l'Outaouais, Norman MacMillan, une aide financière de 585 750 $ à l'Usine Sartigan pour encourager l'expédition de ses marchandises par transport ferroviaire.
« L’objectif est de trouver des façons d’améliorer notre bilan énergétique et c’est ce que l’on fait ici à l’Usine Sartigan », explique M. Dutil. Ce seront 29 000 tonnes de bois par année qui transiteront par le réseau ferroviaire. Les produits finis seront d’abord transportés par camion de l’usine à la cour intermodale du CN à Sainte-Foy et ensuite par train à travers le continent, principalement aux États-Unis. L’entreprise croit pouvoir réduire ses émissions de GES de quelque 2 300 téq. CO2 par année.
Pour le président de l’Usine Sartigan, Steeve Roy, cet investissement est une façon d’améliorer leur compétitivité sur le marché tout en collaborant à la protection de l’environnement. « J’ai pris l’engagement qu’Usine Sartignan se comporte en entreprise responsable et en bon citoyen », souligne-t-il. Ce projet est réalisé dans le cadre du Programme d’aide visant à la réduction ou l’évitement des émissions de gaz à effet de serre (PAREGES).
Le rapport Duchesneau
Le ministre de la Sécurité publique a fait le bilan sur le rapport Duchesneau rendu public la semaine dernière. Il a rappelé que c’est le gouvernement qui a mis en place UAC, l’Unité anticollusion, à ne pas confondre avec l’UPAC, l’Unité permanente anticorruption, et qu’il n’est pas surpris de ce que le rapport révèle. « Pour nous, c’est évident qu’il y a de la collusion, c’est évident qu’il y a de la corruption. Il y a du travail à faire et on est en train de le faire », affirme M. Dutil.
Par contre, le travail que fait le Parti libéral du Québec ne semble pas satisfaire la population, différentes institutions et encore moins les partis d’opposition qui s’en donne à cœur joie. Les accusations envers le premier ministre sont de plus en plus sévères. Plusieurs croient qu’il refuse de faire une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction pour protéger le parti et la semaine dernière, Mme Marois est allée jusqu’à dire qu’il protégeait par le fait même la mafia. Robert Dutil a réaffirmé que le PLQ s’attaque au problème de la bonne façon. « On constate qu’il y a du crime organisé et qu’il est implanté de façon profonde. La seule façon de l’enlever, c’est d’avoir une organisation permanente comme l’UPAC et non pas le dépôt d’une commission parlementaire », a-t-il conclu.