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L’Oiseau Vert révèle ses mystères

Par Mélanie Létourneau ce 3 avril 2011 à 11h51
Crédit photo : Mélanie Létourneau
Les acteurs de la pièce.

Les comédiens de la pièce « L’Oiseau Vert » étaient sur les planches le vendredi 1er avril et le samedi 2 avril pour présenter cette fable théâtrale des plus surprenantes.

Des personnages saisissants

La pièce « L’Oiseau Vert » aura certainement surpris plus d’un spectateur, grâce au jeu des comédiens, mais également pour les décors et les costumes qui étaient d’une originalité peu commune. Un château qui s’élève de terre devant nos yeux, faillait y penser. Ajoutez à cela une statue qui parle, une pomme qui chante et un oiseau vert avec bien des secrets à révéler, voilà la recette qui nous a été servie à la Méchatigan. Tous les ingrédients pour passer une agréable soirée de théâtre étaient mis sur table. Pour résumer en quelques mots la pièce, « L’Oiseau Vert » raconte l’histoire du roi Tartaglia parti à la guerre depuis les 18 dernières années. Durant son absence, sa femme, la redoutable reine Ninette, fut enterrée vivante sous l’évier de la cuisine du palais par nulle autre que sa belle-mère, la reine mère Tartagliona. Or, voilà que depuis 18 ans, la femme du roi survit dans le plus grand des secrets grâce aux soins d'un mystérieux oiseau vert. Ses jumeaux ignorent leur origine, car Pantalon, premier ministre du roi, était chargé de les supprimer. Ils ont plutôt été recueillis nourrissons par un couple de charcutiers, Truffaldin et Sméraldine. Au fil du temps, les jumeaux apprendront, tout comme le roi, des révélations plutôt troublantes.

Le point fort de la pièce « L’Oiseau Vert » réside dans le jeu des comédiens qui, chacun à sa façon, ont apporté leur touche unique. Au final, on a une pièce de théâtre où le texte occupe une place prépondérante, des comédiens qui campent leur personnage avec beaucoup de rigueur et surtout de subtilités. D’ailleurs, le spectateur aura été appelé à s’intéresser à toutes les subtilités en y prêtant attention. Lors d’une scène en particulier où, pendant qu’un personnage se « nettoie » le nez sur le dos d’un autre, la reine mère pose à la manière d’un modèle de photographe. Il fallait regarder partout à la fois pour ne pas manquer une quelconque facette du personnage. Pas de temps mort, pas de bris de momentum, tout était réglé au quart de tour. Chapeau au personnage du roi Tartaglia, un tantinet grincheux, mais très convaincant dans ses expressions et ses mimiques de roi bourru. Une mention également à Renzo, le jumeau qui, dans son émotivité philosophique, aura appris à se décoincer quelque peu.


Oiseau Vert, Philippe Gobeil, théâtre, Polyvalente Benoît-Vachon, salle Méchatigan

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