11/8/2007 3:24:17 PM
Les 85 employés de l’usine de meubles Baronet, de Sainte-Marie ont eu la surprise d’apprendre, en revenant de dîner aujourd’hui, que l’entreprise fermait ses portes après 65 ans d’existence.
C’est la station radiophonique CHEQ-FM, le 101,3 de Sainte-Marie, qui a diffusé la nouvelle en primeur dès 14h aujourd’hui.
Le journaliste, M. Jean-François Routhier, nous a indiqué que les dirigeants ont invoqué le contexte économique difficile pour justifier la fin des opérations à l’usine de Ste-Marie.
Les raisons sont attribuables, en grande partie, à la valeur du dollar canadien, à la concurrence mondiale, au ralentissement économique et à la fermeture de comptes importants de clients aux États-Unis. On a pu constater une diminution du volume de ventes de l’entreprise. En janvier dernier, les employés avaient refusé, à 94.5% une baisse de leur salaire horaire de $2 de l’heure, tel que demandé par l’employeur.
Cette entreprise se spécialisait dans la fabrication de meubles en bois. Dans les années 1990, l’entreprise s’est lancée à la conquête du marché états-unien avec des meubles de style contemporain appelés Life Style. Les acheteurs ne pouvaient auparavant se procurer ces meubles qu’en Europe, et ce, sans la fonctionnalité exigée des consommateurs nord-américains.
On avait alors entrepris plusieurs expansions d’usine, la modernisation de l’équipement et de nombreux partenariats avec des ébénistes chevronnés permettent à l’entreprise de répondre à la forte demande.
M. Stéphane Lesage, vice-président des opérations et responsable de la production Baronet depuis plus d’une décennie, s’ajoute, en 2002, aux actionnaires de l’entreprise qui avait été la propriété exclusive de la famille Lacroix pendant plus de 50 années.
Par ailleurs, rappelons qu’au cours de l’été, l’entreprise Baronet avait fait l’objet de plaintes auprès de l'Agence de la santé et des services sociaux de Chaudière-Appalaches, de la part des résidents qui vivent à proximité de l'usine concernant des odeurs, du bruit et des contaminants susceptibles de provoquer ou d'aggraver divers problèmes de santé.
L’agence avait déterminé que les citoyens avaient raison de se plaindre, mais elle avait qualifié la situation de désagréable, mais non alarmante à court terme. L’entreprise avait alors offert aux citoyens de former un comité mixte pour discuter des impacts à long terme, mais que la proposition a été rejetée par les citoyens.
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