Par Paul-André Parent
4/16/2008 2:26:41 AM
Des revenus plus importants que prévus ajoutés à des dépenses amoindries en raison, entre autres choses, de travaux non exécutés ou de sommes non engagées ont fait que les états financiers de Ville de Saint-Georges pour 2007 démontrent un surplus d’exercice de 4 817 135 $. Le maire Roger Carette s’est cependant empressé de rappeler que cette somme ne représente pas un surplus dont la ville peut disposer allègrement. Une grande partie est déjà engagée et le véritable surplus libre est de 1 460 259 $. Cette somme a déjà trouvé son but d’ailleurs.
Signalons d’abord que les revenus de la ville ont atteint tout près de 35 M$ ce qui représente 2,2 M$ de plus que prévu au budget alors que les dépenses ont été de 30 M$, soit environ 2,6 M$ de moins que le budget. C’est ainsi qu’est expliqué le surplus de 4,8 M$. Les différences entre revenus et dépenses proviennent de différentes sources

Les principales sont les entrées de taxation et tarification qui ont dépassé de 1,4 M$ les prévisions. Les revenus d’intérêt y sont aussi pour une somme importante de près de ½ M$. Au niveau des dépenses, le service de la dette vient en tête, étant moins important que prévu de près de 0,7 M$ et les immobilisations à même les revenus étant inférieures aussi de plus de 0,6 M$.
Ce surplus de l’exercice 2007 vient s’ajouter au surplus déjà accumulé de la ville pour faire un montant total de 8 428 759 $ représentant les réserves et appropriations pour le futur. Ces sommes totalisent tout près de 7 M$, ce qui laissera à la ville un surplus libre de 1 460 259 $, surplus qui pourra être affecté à des travaux importants en attente depuis déjà quelque temps.
Au niveau des réserves pour le futur, la ville a approprié 2,5 M$ pour des immobilisations non réalisées en 2007 et qu’elle doit réaliser en 2008. Il y a aussi une somme de 1,7 M$ (5%) qui est réservée pour les coups durs non prévisibles (Inondations, catastrophes, autres), la réserve pour le régime de retraite des employés qui est de 1,2 M$ (+ ou -) on connaîtra le véritable montant plus tard, la réserve du fonds d’éducation à l’environnement de 130 000 $ et finalement la réserve des grands projets qui passe de 2,5 M$ à 4 M$.
Concernant cette dernière réserve, le maire Carette a tenu à rappeler qu’elle doit servir à réaliser des projets majeurs en développement de services à la population, comme pour les loisirs, la culture et le bien-être général. Les sommes en questions seront investies, dans la mesure des disponibilités, à raison de 50% du coût à la ville, au comptant, et à raison de 50% en emprunt à long terme afin que les bénéficiaires de l’équipement réalisé en paient aussi une part.
Quant au surplus libre de près de 1,5 M$, le conseil a déjà adopté son plan 2008 de réfection de surface de certaines rues qui en ont bien besoin. Le reste de la somme sera affecté à des travaux préliminaires de correction des eaux pluviales dans les secteurs de la 20e Rue à la 25e Rue et de la 190e Rue à la 198e Rue. Ces deux secteurs vivent un problème majeur avec l’eau de surface et la ville entend travailler à corriger la situation.
Finalement, au niveau de la dette, elle représente un total de près de 37 M$. Elle se partage entre les différents secteurs, selon les cas. Pour le secteur est, elle est de 7,5 M$, pour le secteur ouest de 2,3 M$,
Pour Aubert-Gallion de 0,7 M$, pour la Paroisse est de 1,6 M$ et pour Saint-Jean-de-la-Lande de 1,1 M$.
Il faut ajouter à ces sommes la dette pour l’usine de filtration qui est de 16,1 M$ et finalement la dette commune, celle de la nouvelle ville qui est de 7,5 M$. On estime que la situation à ce niveau est très saine ce qui a aussi permis au maire Carette de signaler que pour une première fois, en 2008, la ville remettra plus de capital sur sa dette qu’elle n’empruntera.
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