12/16/2007 4:27:40 AM
La Chambre de commerce régionale de Chaudière-Appalaches (CCRCA) et la Chambre de commerce de Saint-Georges (CCSG) demande au gouvernement de mettre ses culottes et de rétablir un climat de saine concurrence dans le secteur manufacturier au Québec.
En supportant par le biais de la fiscalité des entreprises dans des créneaux de marché largement couverts par des entreprises d’autres régions, la Stratégie de développement économique des Régions ressources SDERR conduit inexorablement à une concurrence déloyale entre entreprises québécoises à même les fonds publics et instaure ainsi une iniquité fiscale.
« Nous sommes donc déçus que les CRÉ des sept régions ressources lors d’une conférence de presse tenue à Québec ce mardi 11 décembre 2007, demandent La consécration du caractère permanent des aides fiscales aux entreprises tant que les indicateurs économiques le justifient. Cependant, nous saluons leur ouverture qui semble vouloir rétablir un climat d’harmonie et de coopération entre toutes les régions du Québec » d’affirmer Pierre Laroche, président de la CCRCA.
« Que les régions ressources veuillent maintenir leurs privilèges, c’est de bonne guerre. Mais force est de constater que des changements majeurs doivent être apportés pour corriger les iniquités. Perdre son emploi dans une entreprise manufacturière en Chaudière-Appalaches n’est pas moins dramatique qu’ailleurs au Québec » de poursuivre M. Laroche.
Le secteur manufacturier est si durement touché par ces impacts fiscaux que c’est toute l’économie beauceronne qui en ressent les conséquences. « Nous assistons présentement non pas à un marasme économique dû à des facteurs nuisibles, mais bien à un réel carnage. Notre main-d’oeuvre spécialisée est maintenant sollicitée vers les régions ressources alors que nos entreprises sont menacées de fermer leurs portes perdant ainsi leurs employés les plus productifs » de renchérir Mme Brigitte Busque, présidente de la Chambre de commerce de Saint-Georges.
Enfin, le vice-président de la CCRCA, M. Yvon Laflamme ajoute : « Le gouvernement du Québec et les partis d’opposition devront analyser plus sérieusement les données économiques et comprendre le cannibalisme subventionné dont sont victimes nos entreprises de Chaudière-Appalaches et des autres régions dynamiques. Le tout doit cesser immédiatement et le comité Gagné doit trancher rapidement. Le découpage géographique prévu au programme d’aide est hallucinant. Comment expliquer qu’une ville de plus de 100 000 habitants comme Trois-Rivières, située sur le bord d’une autoroute, équipée d’un port en eau profonde, d’une université, d’un aéroport, etc… soit incluse dans les régions ressources ? Poser la question c’est y répondre. Que dire maintenant des villes de Rimouski, Rivière-du-Loup et de Saguenay, est-ce logique qu’elles bénéficient de ces privilèges en termes de crédits d’impôt sur la masse salariale ? »
Nous estimons que doivent cesser le plus rapidement possible les pertes de contrats, les délocalisations, les piratages d’employés et les fermetures d’usine qui résultent des politiques gouvernementales.
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