Par René d'Anjou
12/11/2007 2:28:43 AM
Près d’une trentaine de personnes assistaient hier soir à la séance publique de la Commission municipale du Québec, à l’hôtel de ville de Saint-Victor, dont le but premier est de déterminer si oui ou non, le conseiller Pierre Rochette doit être exclus du conseil municipal pour ne pas avoir siégé, à la table du conseil, pendant plus de 90 jours.
Mme Marie Auger, commissaire au tribunal administratif de la Commission municipale du Québec, a entendu le maire, M. Roland Giguère donner sa version des faits et les raisons du conseiller Rochette. On sait que ce dernier, depuis juin dernier, a assisté à toutes les assemblées du conseil, sauf ne novembre, en étant assis avec le public. Quant au maire, il a indiqué que l’on n’a pas tenu compte de la présence de ce conseiller et qu’on ne lui a pas donné la parole, puisqu’il n’occupait pas son siège, qui selon le maire, doit être à la table du conseil.
On a accordé le droit de parole à M. Rochette qu’à la fin des séances du conseil, en même temps que les questions en provenance du public. Si le conseiller Rochette prétend qu’il a le droit de siéger dans la salle puisque, dans le passé, les élus siégeaient souvent dans leur maison, rien dans la loi n’exige d’être assis à un endroit en particulier, l’important selon M. Rochette, c’est d’être présent.
De son côté, le maire estime que les élus doivent être assis, ensemble, à une table, pour faciliter la prise des présences et pour le bon déroulement de l’assemblée. L’un comme l’autre a cité des articles de la loi soutenant qu’ils y voient une interprétation différente.

M. Rochette a tenu à expliquer à la commissaire que s’il avait pris la décision de s’asseoir dans la salle, à la suite de la séance du 4 juin dernier, c’était parce qu’il avait réclamé, en vain, les démissions du maire et du directeur général, M. Marc Bélanger en indiquant que ceux-ci avaient passé outre à une décision des membres du conseil dans le cas de l’engagement d’un employé à temps partiel.
Mme Auger a rappelé qu’elle était là pour déterminer si M. Rochette avait failli à sa tâche en ne siégeant pas à la table du conseil et non pas pour d’autres gestes du conseil municipal.
Cette séance n’a duré qu’une trentaine de minutes et Mme Auger, a mis un terme à cette rencontre en indiquant qu’elle allait «essayer d’être suffisamment claire dans sa décision pour que tout le monde puisse comprendre».
Ce n’était pas évident, à entendre les gens, à la sortie de la salle du conseil, que tout le monde aura bien compris, car pour l’instant chacun semble être demeuré sur son appétit. Du moins pour la prochaine semaine puisqu’il semble que Mme Auger pourrait produire son rapport d’ici moins de dix jours.
On peut entendre un extrait des interventions du maire Roland Giguère et du conseiller Pierre Rochette, lors de cette soirée. Il suffit de cliquer sur l’icone, en haut de la page.
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