11/26/2007 2:40:36 AM
La station radiophonique 101,3 de Sainte-Marie, a révélé jeudi, que le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a retiré, en mai 2007, la certification, qui donne une reconnaissance officielle à La Maison de thérapie André Bessette de Saint-Frédéric.
Nous avons suivi le même cheminement que notre collègue Jean-François Routhier de la station CHEQ-FM pour en arriver à obtenir une confirmation, vendredi, après plusieurs démarches, par Mme Dominique Breton, au ministère des Affaires sociales. Auparavant, nous avions eu aussi des discussions avec des fonctionnaires de l’Agence de la Santé et des Services sociaux de Sainte-Marie. Pendant ces conversations, nous consultions, en même temps, le site de l’Agence où nous pouvions voir que la Maison André Bessette était inscrite comme organisme accrédité. Quelques instants plus tard, cette inscription disparaissait sous nos yeux.
Bien entendu, puisque la Maison André-Bessette a perdu son accréditation du ministère des Affaires sociales, l’Agence de santé et de services sociaux pour la Chaudière-Appalaches, n’entretient plus aucun lien avec cet organisme; ce qui signifie que les subventions gouvernementales sont alors coupées. Cependant, lors de la dernière année, Centraide a accordé un montant de 35 400$ à cette maison d’hébergement, de réadaptation et de réinsertion sociale et elle peut accueillir près de vingt hommes aux prises avec des dysfonctionnements sévères doublés d’une dépendance à l’alcool, aux drogues ou aux médicaments.
La décision de rayer la certification de cette maison qui existe depuis déjà plus années, a été prise, suite à une visite des lieux par des inspecteurs du ministère au printemps dernier. Ils ont constaté que 8 des 14 normes obligatoires pour l’obtention d’une reconnaissance, n’étaient pas respectées. La dernière subvention accordée par l’agence régionale, de Sainte-Marie, à cet organisme, s’élevait à plus de 53 000$.
Parmi les normes obligatoires, la porte-parole du ministère nous a mentionné, entre autres, l’administration de la clinique, la tenue de dossiers, l’évaluation et l’encadrement de la clientèle qui étaient jugés déficientes par les fonctionnaires du ministère qui ont visité la maison et, précise-t-on, pour ces raisons on a décidé de ne pas renouveler la certification du ministère, de nous dire Mme Dominique Breton, chargée des relations avec les médias
Quant à la maison André Bessette, elle ne pourra pas refaire une demande de qualification avant douze mois. .
Le directeur général de la maison, M. Claude Doyon, a parlé d’une tempête dans un verre d’eau dans une entrevue qu’il a accordée à notre collègue de CHEQ-FM de Sainte-Marie. Il soutient qu’actuellement, 11 bénéficiaires participent à une thérapie et que la maison opère toujours. Malheureusement, lorsque nous avons tenté de rejoindre M. Doyon, celui-ci était absent de la maison et il ne nous a pas encore retourné notre appel.
Comble de malchance pour cette maison, un individu, en liberté illégale, alors qu’il devait résider 24 heures sur 24, à la Maison André-Bessette, a été pris en chasse par la Sûreté du Québec, sur la Côte de Beaupré, au volant d’un mini-bus qu’il conduisait en état d’ébriété.
Après avoir tenté de semer les policiers, en empruntant la voie ferrée, il s’est retrouvé dans le fossé. Il a voulu résister à son arrestation. L’individu devra répondre à plusieurs chefs d’accusation de liberté illégale, de vol de véhicule, de conduite avec facultés affaiblies, de conduite dangereuse et de menaces de mort.
La direction de l’organisme a donc beaucoup de travail sur la planche pour mettre de l’ordre dans la maison, car aux dernières nouvelles, nous avons appris de notre collègue Jean-François Routhier de CHEQ-FM, que la présidente, Mme Dina Lachance, a remis sa démission pour des raisons de santé et que c’est la vice-présidente, Mme Lauréanne Lessard, qui assume par intérim la présidence de la Maison André-Bessette.
Bien entendu il faut être prudent et ne pas porter un jugement négatif envers les dirigeants de cet organisme, car c’est un milieu qui n’est pas facile à gérer et tous les corps policiers comme tous les autres organismes oeuvrant dans ce domaine, vous le confirmeront. Il faut permettre aux gens concernés de faire la clarté sur le fonctionnement de la maison et leur donner la chance d’apporter les correctifs qui s’imposent.
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