10/11/2007 2:32:33 PM
Une première rencontre régionale de personnes utilisatrices de services en santé mentale de Chaudière-Appalaches, en lien avec le cadre de partenariat s’est tenue mardi. Ce projet est géré par L’A-DROIT, le groupe régional de promotion et de défense des droits en santé mentale. 35 personnes étaient présentes à cette rencontre régionale et provenaient de la majorité des secteurs de la région.
Madame Louise Dallaire, chargée de projet provinciale de l’association des groupes d’intervention en défense de droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ), est venue faire une présentation. Cette première rencontre fut l’occasion d’élire les délégués des personnes utilisatrices de services auprès des instances de concertation en santé mentale. Quatre (4) personnes ont été élues afin d’aller porter la parole entendue, lors des rencontres régionales. « Avec le cadre de partenariat, les personnes utilisatrices de services en santé mentale pourront se faire entendre sur toutes les tribunes les concernant directement », mentionne le coordonnateur de L’A-DROIT, François Winter.
Les utilisateurs de services de la région ont, par le biais de ce projet, l’opportunité de se faire entendre, étant les premiers concernés par les services en santé mentale. Le thème de la première rencontre régionale était d’ailleurs l’appropriation du pouvoir, un élément central dans l’intervention en santé mentale. Beaucoup de gens ont pris la parole afin d’exprimer les forces et les lacunes des services de la région avec lesquels ils doivent composer. « Principalement, les forces identifiés pour la région étaient en lien avec la disponibilité, l’écoute obtenue et l’intégration sociale que procure les ressources communautaires en santé mentale. On note également la disponibilité et l’accessibilité des intervenants des CSSS dans certains secteurs de Chaudière-Appalaches. Pour ce qui est des lacunes identifiées, le manque de formation des omnipraticiens, le manque d’accessibilité des différents médecins (temps consacré aux personnes et délais d’attente en situation de crise), l’absence d’un centre de crise dans la région et le sentiment d’être écoutés mais pas entendus par le réseau de la santé sont les éléments majeurs identifiés qui nuisent à l’appropriation du pouvoir » note François Winter.
La prochaine rencontre régionale aura lieu à Sainte-Marie le 29 novembre prochain.
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