5/6/2008 5:04:26 AM
Le maire de Saint-Joseph de Beauce, M. Michel Cliche, désabusé de la dernière réunion de la Conférence régionale des élus, à Lévis, alors qu’il s’est retrouvé sans l’appui du maire de Beauceville, M. Jean-Guy Bolduc, souhaite maintenant élaborer une nouvelle stratégie car il y croit à la piste cyclable.
Dans un premier temps, avec son collègue, le maire de Saint-Joseph des Érables, M. Louis Jacques, il veut établir une stratégie en rencontrant le CLD au cours de la semaine car il sait, qu’à cet endroit, on est convaincu que la route verte doit se réaliser en Robert-Cliche, au moins pour rejoindre la piste cyclable de la Nouvelle-Beauce, qui est à la portée, à Vallée Jonction.
Pour le maire Cliche, il faut savoir porter le dossier jusqu’au bout lorsque l’on est le porte-parole du conseil. Il déplore donc que Robert-Cliche ne soit pas capable de faire preuve d’unité et de se tenir ensemble, d’une seule voix, pour mener à bien un dossier.
En outre, pour M. Cliche, la Conférence régionale des élus, à laquelle s’est rallié le maire de Beauceville, est loin d’être à l’écoute des gens de la Beauce et surtout des gens d’affaires qui ont dit qu’ils n’avaient pas besoin du train. «Nous avons plus de 140 dirigeants d’entreprises qui nous disent, avec M. Pomerleau en tête, qu’ils n’en veulent pas du train», d’insister le maire de Saint-Joseph, en ajoutant que surtout s’il faut que le gouvernement dépense plus de 50 millions de dollars pour la remettre en état et ne rouler qu’à 25km.
M. Cliche estime que les fabricants de camions vont mettre l’accent au cours des prochaines années vers des véhicules hybrides ce qui devrait réduire considérablement la consommation de carburant. Il est de l’avis des industriels de l’importance que la marchandise soit rendue le plus rapidement possible à destination.
Actuellement, selon M. Cliche, il n’y a qu’une entreprise, qui est située à Daaquam, qui souhaite le retour du train. Il veut donc établir une stratégie, avec le CLD, pour convaincre la ministre des Transports, Mme Julie Boulet de la non viabilité du transport ferroviaire compte tenu des coûts de remise en état de la voie ferrée et du désintéressement des entreprises de la Beauce.
Il se dit prêt aussi à analyser d’autres alternatives pour la piste cyclable, par exemple, sur l’emprise de la voie ferrée ou encore sur la 173. Du côté ouest, il estime que les coûts seraient beaucoup plus élevés compte tenu de la présence des terres agricoles.
En définitive, là où les frais seraient les plus élevés ce sont les zones inondables, dans sa propre municipalité comme dans Beauceville. D’ailleurs, dans cette dernière municipalité la question est problématique du fait qu’on ne sait trop où pourrait passer la piste cyclable et du peu d’intérêt démontré par le maire de l’endroit qui déclarait, lundi soir, à la séance du conseil, que la ville n’avait aucun budget à consacrer à ce projet et qu’il faudrait que le ministère des Transports prenne entièrement à sa charge, la construction de la piste cyclable dans sa municipalité.
Malgré le manque d’appui de la part de la MRC et du maire de Beauceville, celui de Saint-Joseph demeure, malgré tout, optimiste et il croit qu’avec le soutien du CLD, la population de la MRC Robert-Cliche pourra dans un délai plus ou moins raisonnable, bénéficier elle aussi, d’une piste cyclable la reliant à celle de la Nouvelle-Beauce et celle de Beauce-Sartigan.
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