Par Francis Cossette
2/2/2010 3:28:43 AM
Le Tournoi de hockey COMRIE qui, édition après édition, attire tant des gens d’entreprises de partout que des vedettes sportives comme le Match des Légendes, récidive. Présent à Québec ce midi pour une première conférence, Pierre Boivin était enchanté de prolonger sa route en Beauce.
Le président du Club de Hockey Canadiens était l’invité conférencier au Georgesville dans le cadre du 60e Tournoi Comrie. Une idée originale du président du tournoi M .Maxime Poulin qui démontre encore une fois que l’initiative beauceronne mène souvent à des réalisations concrètes bien qu’à l’origine celles-ci parfois soulèvent un scepticisme souligné par des taquineries de l’entourage.

Pierre Boivin président du Canadien de Montréal dans le cadre de la conférence du Tournoi Comrie tenue au Georgesville. Un M.Boivin qui semble même avoir un faible pour Montréal dans la série Montréal-Québec en soulignant la victoire des rouges. Lui qui est pro retour des Nordiques aurait-il hâte de détester ses rivaux?
Demeurant simple et compréhensible, le prestigieux invité a brossé un portrait d’ensemble du succès d’entreprise de l’organisation sportive professionnelle montréalaise qui, on le sait tous, œuvre dans la Ligue nationale de hockey. Monsieur Boivin a bien sûr touché aux succès passés et présents de l’équipe, mais a surtout brossé un autre portrait quand il a parlé de l’importance de l’implication de l’organisation qu’il représente dans la communauté et dans des œuvres caritatives telle que celle de la Fondation du Canadien pour l’enfance. Une démarche hors glace elle aussi vouée à l'excellence.

Deux vieux copains qui ont joué lors du tout premier Tournoi Comrie. Gageons Rémi et Guy ont toujours une bonne complicité qui se développe en un gardien de but et un défenseur.
Afin de dissiper certains doutes, le monsieur au curriculum vitae impressionnant a démontré chiffres à l’appui que statistiquement l’équipe allait bien malgré les attentes élevées. La situation compétitive n’est selon lui pas tant catastrophique que ce que l’image de certains médias tend à le démontrer. Tout le monde sera d’accord avec lui quand il abordera la pression démesurée des médias et de la situation unique que vit Montréal quant à la couverture journalistique. L’équipe la plus populaire d’un bout à l’autre du Canada avec 52% compose aussi avec le fait français à tous les niveaux de l’organisation et entend bien continuer de le faire. Il analyse aussi que la gestion des équipes canadiennes est principalement due à la force du dollar canadien contrairement aux entreprises exportatrices comme bien des entreprises beauceronnes.
Commentant les performances actuelles de l’équipe Pierre Boivin, tant pendant la conférence que pendant la « période de prolongation » des questions a été catégorique qu’il n’est pas envisageable pour cette formation de passer quelques années au bas-fond du classement afin de rebâtir sur quelques premiers choix au repêchage et qu’il existe d’autres façons de faire comme la signature d’agents libres. Il a aussi souligné que la pression médiatique sur les joueurs francophones n’avait pas que ses mauvais côtés, mais que ça permettait aussi de voir les vrais, ceux qui peuvent évoluer sous la pression. En voilà une bonne! Hein, mon Guillaume?
Interrogé par les partisans d’autres équipes notre gentleman garde un sourire sincère et joue très bien sa « game ». Interrogé sur sa position pour un retour éventuel des Nordiques, monsieur Boivin s’est d’abord montré favorable en argumentant que c’était non seulement souhaitable pour Montréal, mais pour la santé de la ligue en général et pour la santé du hockey en général. Toujours selon lui la baisse du nombre de joueurs en provenance du Québec n’est pas étrangère au départ de l’équipe de Québec, même si per capita notre province envers et contre tous produit son lot de joueurs professionnels.
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