Par Joffre Grondin
1/25/2010 4:12:56 AM
Ils sont jusqu’à quatre-vingt-cinq sur scène. Et croyez-moi, la danse ça les connaît. Les danseuses et danseurs de Dan-Zaa ont offert ce vendredi une impressionnante prestation à la Polyvalente Saint-François de Beauceville. Dans l’auditorium bondé d’enfants, d’ados et de parents, l’atmosphère est détendue, conviviale, presque familiale en fait.
Les chorégraphies se déroulent sur une musique musclée, dans un tourbillon de mouvements, de couleurs, d’effets spéciaux et de lumières avec une cohérence et une précision dans le synchronisme qui ébahit dès le numéro d’ouverture. Les artistes en herbe ont de six à dix-huit ans, garçons et filles. Il est étonnant d’avoir pu mettre au point une harmonie si fluide dans les enchaînements avec une telle disparité de personnel.
Quelquefois cinq sur scène, ou dix ou vingt ou quatre-vingts, pour l’oeil du non-initié, la mise en scène de tous ces mouvements et déplacements en même temps relève pratiquement du miracle. Chapeau à Valéry et à son équipe rapprochée pour une telle créativité.

Chance de les saisir dans une seconde d’immobilité
Un coup d’oeil au programme nous donne le nom des différents groupes. Le premier s’appelle «Les minis». Elles sont cinq ou six; entre six et huit ans, toutes petites, mignonnes et gracieuses et... sont excellentes. Une voix dans la salle: «Ah que c’est ‘cute’». Ce n’est que le début. Les groupes présenteront vingt-six thèmes différents avec vigueur, flexibilité, rigueur, symétrie, ardeur. Finalement, ce serait plus court de dire que c’était très beau à voir.
Quelqu’un a dit quelque part que c’était dans ses loisirs qu’on pouvait voir si quelqu’un faisait du bon travail. Comptez en quatre-vingt-cinq de plus qui s’en viennent.
Le thème Halloween judicieusement choisi permet une multiplicité de costumes allant du diable aux anges, des sorcières aux cheerleaders, des pirates aux fantômes, des momies aux morts-vivants et de Frankenstein à la féminité épanouie de Bollywood.
Se succèdent les pyramides humaines, le break-dancing, les roulades, mouvements de bras, de têtes et de jambes, «pirouettes» (impressionnante athlète dans Breakeyville) sur un fond de scène de brouillard où défile citrouilles, vampires et squelettes, mais aussi des anges et des petits anges avec des parapluies du plus bel effet.

Section remerciements, et relaxation en arrière-plan
Si on se fie au programme, se trouvait sur les lieux un vrai ange: «L’ange qui a veillé sur moi (Valéry)» en mission sous le nom de Martin St-Laurent.

Sont bons, sont bons, sérieux!
Il faut le dire, à un moment donné la foule était absolument en délire et criait debout, de bon coeur. Bon! Faut admettre que les trois animateurs, Marie-Anne Morin, Matthieu Métivier et Anne-Marie Mathieu, y étaient pour quelque chose évidemment.
PHOTOS 5: animateurs2: Légende:

On ne peut les passer sous silence. Leurs introductions exploitant humour absurde, langage corporel et situations cocasses dans de courts sketches souvent imprévisibles provoquaient un sourire avec chaque numéro.
La troupe de danse Dan-Zaa, des gens en grande forme. Le spectacle est repris le samedi. Et pour ceux qui y étaient: «vive les pingouins», et une petite pyramide.

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