Par Yvon Thibodeau
1/15/2010 5:54:36 AM
Les compétences détenues par Carl Pépin, docteur en histoire contemporaine et historien officiel du Royal 22e Régiment, qui vient tout juste de remettre sa démission en tant que Chef de Division au développement culturel de Ville Saint-Georges, lui permettront assurément de relever les nouveaux défis qu'il s'est fixés.
Personnellement, j'ai toujours trouvé dommage que ce jeune homme ne puisse pas occuper une fonction, où son expérience en tant qu'historien et enseignant de l'histoire militaire, politique et économique, notamment à l'Université Laval et à l'Université du Québec à Montréal, aurait pu être mise à profit.

Carl Pépin, qui occupait jusqu'à tout récemment le poste de Chef de Division au développement culturel de Ville de Saint-Georges, en compagnie de Simone Bernard, Présidente de l'Association «Artistes et Artisans de Beauce», dont le terme se terminera en avril.
Sans vouloir diminuer l'importance du poste qu'il occupait au Centre d'art et d'exposition, situé dans le Centre culturel Marie-Fitzbach, je crois sincèrement que le fait de quitter cet emploi lui permettra de réorienter sa carrière, lui donnant ainsi l'occasion de nourrir la véritable passion qui l'habite, et qu'il nous fait découvrir lorsqu'il nous entretient, relativement aux divers conflits auxquels le Canada a participé.

Carl Pépin discute avec Hélène Tanguay, Chef de Division à l'Unité 335 de l'Ambulance Saint-Jean. Cette photo fut prise lors du 25e Salon des Artistes et Artisans de Beauce, en novembre dernier, alors que quelques membres de cet organisme ont assuré une présence bénévole tout au cours de cette exposition.
Auteur d'une thèse de doctorat en histoire sur les relations entre le Québec et la France durant la Grande Guerre, ainsi que d'une quinzaine d'articles portant sur la guerre de 14-18, il fut d'autre part chercheur pour diverses organisations, notamment le Musée du Régiment de la Chaudière, du Royal 22e Régiment et du Ministère canadien des Anciens combattants à Vimy (France).
En 2008, Carl Pépin s'est par ailleurs rendu en Afghanistan, où son rôle consistait à rédiger l'histoire des soldats québécois ayant servi en sol afghan. Il m'a déjà fait part que lorsqu'il se rendait visiter les postes avancés, où le danger de recevoir une balle venant des talibans est omniprésent, et qu'il désirait prendre une photo, on lui demandait d'agir le plus rapidement possible, afin d'éviter de devenir une cible pour les «snippers» ennemis.
Il est bien possible que nous puissions, dans un avenir rapproché, entendre à nouveau parler de celui qui a fait le choix d'aller au bout de son rêve, et qui n'hésite pas à prendre les risques inhérents à la carrière qu'il entend poursuivre.
Militairement parlant, pour Carl Pépin, le jour J est arrivé !
|