1/4/2010 4:16:51 AM
Étant allergique aux animaux, je n'ai jamais eu le plaisir de les côtoyer, sauf peut-être le 5 octobre 2000, lors d'une certaine rencontre avec un énorme bélier Suffolk de plus de 300 livres, qui m'a rappelé d'une manière assez directe qu'un animal, même s'il peut nous paraître très doux, demeure quand même un animal.
Les multiples fractures qu'il m'a laissées en guise de souvenir, et l'arthrose qui s'en est suivi ont comme effet de me rappeler qu'il faut toujours être prudent lorsqu'on souhaite établir des contacts avec les étrangers, particulièrement avec ceux qui possèdent plus de deux pattes! Il m'est cependant déjà arrivé de me procurer un lapin, deux perruches, quelques poissons tropicaux et même de jolis petits poussins de Pâques.

Personne ne peut demeurer indifférent devant une aussi belle marque d'affection. Photo réalisée à Notre-Dame-des-Pins.
En ce qui concerne Noireau, le nom que j'avais donné à mon lapin, étant donné sa couleur ébène, je me suis vite rendu compte que ce n'était pas l'animal le plus en demande lorsque l'hiver arriva et que j'ai dû m'en défaire. Quant aux perruches, pour je ne sais quelles raisons, je n'ai jamais pu les apprivoiser afin qu'elles acceptent de se tenir sur le bout de mon doigt, comme le faisaient la plupart de celles que possédaient mes amis.

Ces deux représentants de la race chevaline semblent se la couler douce, se prélassant dans un champ du «rang des Gilbert» à Saint-Philibert.
L'unique souvenir que je conserve de notre cohabitation, consiste à me rappeler les cris stridents qu'elles avaient pris l'habitude de lancer, lorsqu'une personne venait me rendre visite. Plus tard, je fis l'acquisition d'un très bel aquarium, dans lequel nageaient plusieurs espèces de poissons colorés. Encore là, un aquarium, c'est bien beau, mais lorsque les poissons attrapent le «ichthyophthirius», cela a comme effet de vous vider un aquarium en très peu de temps...ainsi que votre porte-monnaie.

Comment peut-on conserver sa mise en plis, par un temps à ne pas mettre un chien dehors? Cette photo fut réalisée à Sainte-Marie de Beauce.
Parlons maintenant des jolis petits poussins jaunes, qui semblent si mignons et qui sont tellement agréables à contempler...du moins pour une quinzaine de jours! Après cette période séductrice, leur joli duvet de transforme en l'apparition de plumes blanchâtres, leurs cous s'allongent et leurs mignonnes petites pattes ressemblent à des échasses sur lesquelles sont fixés une bibitte qui ne ressemble en rien à ce qu'elle avait l'air deux semaines auparavant. Sans compter qu'après quelques mois, si vous avez eu la patience de leur construire un enclos et de les nourrir jusqu'à ce qu'il soit temps de les déguster, vous ne serez jamais capable de mettre votre projet à exécution, ces volatiles faisant désormais partie de la famille. Vous tenterez alors de vous en départir, afin qu'ils puissent connaître une fin dont vous préférez ne pas connaître les détails.

Ce joli canard, que mère Nature avait doté d'une couronne destinée à séduire sa dulcinée, a malheureusement connu une fin tragique, alors qu'il servit de repas à une belette affamée. Photo réalisée à Saint-Benoit Lâbre.
La solution à toutes ces tracasseries: procurez-vous un appareil-photo, et contentez-vous de partir en safari dans notre région, ce qui vous permettra de réaliser des centaines de clichés de vos animaux préférés, sans avoir à vous en occuper par la suite. C'est ce que j'ai décidé de faire il y a plusieurs années, et je ne l'ai jamais regretté, sauf peut-être durant les trois ou quatre semaines qui ont suivi ma rencontre avec l'énorme bibitte dont je vous ai parlé au début de ce reportage.
À bien y penser, ce jour-là, j'aurais dû utiliser mon téléobjectif afin de me rapprocher de cette masse de viande et de poils, plutôt que de m'y rendre personnellement...en personne, décision qui n'a pas semblé plaire à ce représentant de la gent animale!!!
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