Google En 2012, le marché immobilier devrait perdre beaucoup de sa valeur selon une étude menée par la firme américaine Merrill Lynch. En effet, celle-ci révèle que le marché immobilier canadien serait actuellement surévalué d'au moins 10 %. Ce faisant, le prix des maisons pourrait reculer considérablement.
Pourquoi ?
Ceci s’expliquerait notamment par la perte de 43 000 emplois au Québec au cours des deux derniers mois, une hausse importante du taux d'endettement des ménages (153 %) et un surplus d'inventaires d'habitations dans certaines villes. Or, c’est l’évidence même, lorsque l’économie se porte mal, le nombre de transactions immobilières diminue.
De plus, les taux d'intérêt hypothécaires anormalement bas et la possibilité de rembourser son prêt sur 30 ans sont des facteurs qui auraient fait en sorte que le marché immobilier soit surévalué (les prix ont grimpé d’environ 85 % depuis 1998).
Cependant, un vendeur acceptera-t-il de se départir de sa résidence pour 90 % du prix qu’il aurait pu obtenir une année auparavant? À court terme, permettez-moi d’en douter. Les propriétaires risquent plutôt d’attendre un point de non-retour avant de revoir son prix à la baisse. À l’échelle provinciale et même nationale, cette façon de voir les choses pourrait faire en sorte que la dépréciation immobilière ne ressente pas immédiatement. Toutefois, si le marché se trouve à être encore plus surévalué que prévu, vendre avec une légère perte en 2012 pourrait être préférable à une large perte en 2013 ou 2014…
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