Google Vétéran de la scène humoristique, François Léveillée a presque atteint le cap des 200 représentations de son tout dernier spectacle. On comprend facilement pourquoi à entendre les nombreux rires ayant foisonné au sein de l'assistance le vendredi 17 février à l'auditorium du Cégep Beauce-Appalaches.
Fait étonnant, François Léveillée était accompagné sur scène par les musiciens Nicolas Guimont (guitare) et Alexandre Blais (contrebasse), ces derniers ayant interprété quelques airs instrumentaux entre les numéros. François Léveillée a lui-même gratté plusieurs de ses guitares disposées en arrière-scène. Sarah Toussaint-Léveillée, une de ses filles, a justement effectué la première partie de son spectacle via trois de ses compositions personnelles.
C’est toutefois le rire qui a occupé la première place au cours de la représentation. D’entrée de jeu, l’humoriste a avoué avoir eu de la difficulté à trouver la salle de spectacle grâce à son GPS à la voix cochonne qui l’a mené finalement… à Morissette Station ! Ce nom de lieu bien connu des gens d’ici deviendra d’ailleurs un « running gag » dans plusieurs des numéros de François Léveillée tout au long de la soirée.
Abordant le sujet des nouveaux arrivants au Canada, celui-ci a fait pouffer de rire les spectateurs en montrant à quel point il peut être difficile pour ces gens de comprendre comment s’est construit notre pays. François Léveillée s’est grandement moqué au passage des douaniers avant de discourir sur le fameux phénomène « Tanguy », soit les enfants restant chez leurs parents un peu trop longtemps alors qu’ils pourraient voler de leurs propres ailes.
Parlant ici de sa fille Isabelle, l’humoriste a dépeint une réalité dans lequel se sont sûrement retrouvés plusieurs baby-boomers. D’après ses propos, après trois bacs, il commençait à perdre sa « maîtrise » et a tenté de faire fuir sa progéniture en lui coupant le téléphone cellulaire, le câble, l’Internet et même l’accès au réfrigérateur. Il s’amusait même à effacer les dates d’expiration des produits, disant du même coup que dans son temps, on mangeait en « tassant la croûte » à moins que ça sente mauvais !
Lorsque sa fille est partie, un brin nostalgique, François Léveillée lui a composé un télégramme chanté, spécifiant notamment qu’en enlevant la poussière dans sa chambre, il a retrouvé un plancher de bois franc ! Plus tard dans la représentation, l’humoriste a aussi abordé des sujets comme les différences entre les régions de Montréal et Québec et sa méfiance envers tout ce qui touche le domaine immobilier et ses à-côtés, comme les vendeurs de portes et fenêtres.
Au grand plaisir des spectateurs, François Léveillée a ramené trois de ses personnages sur scène, comme le directeur d’école maintenant responsable d’une école privée devant trouver des terrains d’entente à travers le fragile sujet des accommodements raisonnables. Toujours dans le domaine de l’enseignement, celui-ci a imité un animateur de pastorale particulièrement en verve, l’homme disant entre autres « Dieu existe-t-il ? Si oui, pourquoi Jean Charest ? »
Le spectacle n’aurait pas été complet sans la venue de Bob Cashflow. L’homme d’affaires acrimonieux avait cette fois de sérieux problèmes dans son couple et a proféré plusieurs gags salés qu’on ne peut mentionner ici. Sur une note festive, la soirée s’est conclue avec un numéro musical où des extraits de chansons ont été racolés pour créer une histoire crédible et franchement drôle. Après toutes ces années, François Léveillée est encore capable d’offrir un bon divertissement et la foule le lui a bien rendu sous une salve d’applaudissements.
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