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Continuer d'investir dans l'innovation, prendre des risques mesurés et s'ouvrir sur les marchés extérieurs. C'est ce qui ressort du déjeuner-conférence que le premier vice-président et directeur général Services aux entreprises au Mouvement Desjardins, Stéphane Achard, a livré jeudi le 16 février au centre de congrès Le Georgesville.
Portant sur l’impact de la situation économique actuelle sur les marchés financiers et les entreprises, cette activité organisée par le Conseil Économique de Beauce en collaboration avec le mouvement Desjardins, a attiré plus de 250 personnes. En ces temps économiques mondialement instables, Monsieur Achard a d’abord affirmé : « Selon moi, jamais on a vécu une période de changements aussi importante en raison de ce qui se passe en Europe et aux État-Unis, mais aussi de la montée des pays émergents. » Comme le conférencier l’a mentionné à plusieurs reprises, il y aura dans les prochaines années des défis importants quant à la croissance économique mondiale.
La bonne nouvelle pour les entreprises du Québec est que la confiance demeure et que ces entreprises sont rentables. Monsieur Achard a également insisté sur le fait que les PME (petites et moyennes entreprises) québécoises se gouvernent beaucoup mieux que par le passé : « Les crises sont virulentes, mais les faillites d’entreprises sont extrêmement faibles et les redressements se font plus tôt. » Il s’est d’ailleurs dit étonné de constater à quel point les PME et les consommateurs sont résilients aux difficultés économiques.
Une économie mondiale instable
Lorsqu’il a abordé la situation des État-Unis, Monsieur Achard a affirmé que les américains vivent non seulement une crise économique mais également des crises politique et sociale. Concernant l’emploi chez nos voisins du sud, le conférencier a mis en lumière une réalité inquiétante: « Afin d'obtenir le niveau d’emploi qui existait avant la crise, il faudrait que les américains créent mensuellement 250 000 emplois jusqu’en 2016. » Comme Monsieur Achard l’a par la suite affirmé, ce taux a été atteint pendant environ deux ans lors du " boom technologique ". Un énorme défi attend donc les américains dans le secteur de l’emploi. Malgré tout, Monsieur Achard a mentionné que les américains devraient sortir plus forts de cette impasse. En temps de crise économique, les entreprises revoient leurs projets et se préparent à la reprise. En temps opportun, il en ressortira une productivité accrue chez ces entreprises. Ce à quoi le conférencier a ajouté : « L’impératif pour les entrepreneurs, c’est de ne pas attendre uniquement cette reprise américaine, mais de commencer à se tourner vers les autres marchés. »
Les cas de la zone européenne et du Japon, qui ont vécu un fléchissement de leur économie en 2011, sont également à surveiller. D’abord, la situation européenne fait partie des éléments de risque. Cette crise pourrait amener des soubresauts plus près de chez nous dans les prochains mois. À l’inverse, les économistes estiment que le Japon devrait obtenir plus de 2% de croissance l’an prochain. Une reprise qui créera des opportunités chez nos entreprises.
Le conférencier a terminé son discours en dressant un portrait reluisant des PME québécoises. Selon lui, les entreprises continuent d'investir et de réaliser des profits importants.
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