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Mardi le 7 février, la Coalition citoyenne gaz de schiste Beauce-Etchemin a tenue une rencontre dans la salle des Festivité western de Saint-Victor, afin d'informer la population des risques liés à cette industrie. Pour l'occasion, le président de la Fondation Québécoise des Énergies Renouvelables, Luc Villeneuve, a offert une présentation détaillée à une centaine de personnes visiblement inquiètes de la protection du territoire beauceron.
Après Saint-Alfred, ce fut au tour des citoyens de Saint-Victor d’accueillir la coalition dans le cadre de la nouvelle tournée de consultation beauceronne. Monsieur Villeneuve a rappelé en début de présentation que la compagnie d’exploration pétrolière et gazière Junex a acheté les droits d’exploitation du sous-sol beauceron à un prix dérisoire. Comme le conférencier l’a précisé: « S’il y a du gaz en dessous de votre propriété, sachez qu’il ne vous appartient pas donc conséquemment vous n’obtiendrez jamais de redevances sur son exploitation. » Afin de faciliter la compréhension des éventuelles répercussions de cette industrie sur la région, Monsieur Villeneuve a utilisé schémas, statistiques et vidéos.
Un constat peu reluisant
Luc Villeneuve est allé en Pennsylvanie en octobre dernier, afin de prendre connaissance des conséquences néfastes de l’industrie du gaz de schiste sur le milieu de vie des habitants. Parmi les nombreuses inquiétudes véhiculées lors de la présentation, notons les répercussions sur le paysage régional, le bruit et la poussière liés au camionnage intensif, ainsi que les possibles diminutions de la valeur foncière des propriétés. D’ailleurs, le conférencier a raconté le cas de cette femme rencontrée en Pennsylvanie, dont la propriété évaluée à environ 160 000$ est située à proximité d’un puits de gaz de schiste. Après que ses enfants eurent éprouvés des ennuis de santé, elle a mis sa maison en vente pour la modique somme de 9000$. Après deux ans, aucun acheteur ne semble intéressé d’acquérir cette propriété. À la suite de cette anecdote la stupéfaction s’est fait sentir l’assistance.
La responsabilité d’agir
Visiblement inquiet, l'auditoire s’est manifesté à plusieurs reprises à la fin de la séance. Au terme de la présentation, les citoyens ont été invités à signer un formulaire, qui sera envoyé par la poste dans les prochains jours, afin d’exprimer leur refus de voir des travaux de recherche de pétrole et de gaz naturel effectués sur leur propriété. Les locataires ont également la possibilité de manifester leur désaccord par le biais d’un autre formulaire.
Le 26 février prochain une marche est organisée à Saint-Georges afin de faire pression sur le gouvernement et de montrer encore une fois la non-acceptation du projet dans la communauté. Le départ sera donné à 13 h, dans le stationnement d’Ameublements Tanguay. Comme l’initiateur de la marche, Claude Lachapelle l’a mentionné : « On se rendra tous ensemble pour aller dire au ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, qu’on n’accepte pas cette situation. On a émis des permis sans même nous consulter. Évitons que ces entreprises deviennent nos voisins. » Afin d'en apprendre davantage sur les gaz de schiste, un deuxième voyage en Pennsylvanie aura lieu en mars prochain. Tout personne intéressée à avoir plus d’informations ou à s’inscrire peut communiquer avec Gaston Laroche par courriel à degazedici@hotmail.ca.
La tournée de sensibilisation se poursuit le 15 février à la salle communautaire de Sainte-Rose à 19 h 30.
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