Google Centres de la petite enfance (CSN)
Après les employées des Centres de la petite enfance (CPE) affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), c'est au tour des travailleuses reliées à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) de faire valoir leurs revendications. Plusieurs femmes ont d'ailleurs claironné leurs voix lors d'une manifestation le mardi 21 février à Saint-Georges.
Plusieurs personnes se sont rassemblées peu après 11 heures à la porte centrale du Cégep Beauce-Appalaches avant d’aller manifester devant les CPE Au Palais des Merveilles et Panta-Mousse à Saint-Georges. Le périple comptait aussi un arrêt devant le bureau du député et ministre Robert Dutil sur la 1ère Avenue. Dans les trois endroits visités en l’espace d’une heure, les employées ont remis une lettre énonçant leurs demandes en vue du renouvellement de leur convention collective.
« Notre convention est échue depuis le 1er avril 2010. Nous voulons conserver nos acquis des négociations précédentes. Si les discussions n’avancent pas, les CPE devront voter en accord pour des moyens de pression plus lourds, comme une grève de trois jours idéalement non consécutifs. Si cela arrive, les parents en seront informés, car nous ne voulons pas nous les mettre à dos », explique Nathalie Fillion, présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ) pour la CSQ dans la région Chaudière-Appalaches.
Outre les deux CPE cités précédemment, les autres établissements syndiqués à la CSQ en Beauce sont les CPE Passe-Lacets (Saint-Prosper), Boutons D’Or (Saint-Gédéon-de-Beauce) et Les Couches…Tôt (Saint-Bernard). Les points d’achoppement pour une entente commune concernent notamment la contribution de l’employeur aux assurances collectives et la fusion des congés sociaux et de maladie. Pour ces deux exemples, il y aurait élimination de la contribution et une réduction de 50 % des congés accordés.
« Nous souhaitons aussi que les membres salariés conservent leurs places sur les conseils d’administration des CPE. Nous ne sommes pas d’accord non plus sur l’accord d’une cinquième semaine de vacances après 25 ans, alors que la norme actuelle est de 15 ans. Nos gestes n’ont pas de liens avec ce que fait présentement la CSN, même si les demandes sont probablement similaires à la table des négociations », ajoute Nathalie Fillion.
Cette dernière ajoute que les points salariaux et du transfert de responsabilités font également partie des revendications sans toutefois être jugés comme aspects prioritaires. Pour la CSQ, ce geste de revendications est une amorce aux négociations nationales qui commenceront le mercredi 22 février avec le ministère de la Famille. Pendant la manifestation à Saint-Georges, les participants furent escortés par des membres de la force policière municipale. Tous les CPE affiliés à la CSQ en Beauce resteront ouverts jusqu’à nouvel ordre.
En haut : Nathalie Fillion (à l’avant, côté droit) est la présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ) pour la CSQ dans la région Chaudière-Appalaches. (Photo Frédéric Desjardins)
En bas : Le CPE Au Palais des Merveilles de Saint-Georges compte parmi les cinq établissements affiliés à la CSQ en Beauce. (Photo Frédéric Desjardins)
Deuxième grève dans les CPE (ANNULÉE)
Le CPE des Petits Pommiers a 10 ans
L'École d'Entrepreneurship reçoit Pierre Marcouiller
Premier Omnium Marie-Michèle Gagnon
Le théâtre du Ganoué accueille une soirée Contes et Légendes
Une nouvelle porte-parole pour l'AFMRC