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Orchestrée par le Comité environnemental (CUVÉ) et le service socioculturel du Cégep Beauce-Appalaches, la projection-conférence du court-métrage « Saga Cité » (www.sagacite.org) nous montre la possibilité d'amalgamer l'urbanisme et les changements climatiques. Cette activité s'est déroulée à l'Entrecours du collège le jeudi 9 février.
Ce film raconte l’histoire de la mairesse de Colvert qui décide de doter sa municipalité d’une vision d’avenir afin de régler une multitude de problèmes. Ceci passe notamment par une refonte complète du développement de la municipalité, mais surtout par la réduction des émissions de gaz à effet de serre. On cite comme solutions le resserrement du périmètre d’urbanisation, la décentralisation des services vers le centre-ville et la maximisation des espaces.
Représentant d’ENvironnement JEUnesse (ENJEU), Nicolas Nadeau a animé ce rassemblement. À travers ses exemples, on constate clairement que l’Europe a une grande longueur d’avance sur l’Amérique du Nord en norme d’aménagement urbain. Selon ce dernier, notre société a évolué dans la « culture de l’auto », si bien que ce moyen de transport a pris énormément de place dans nos vies, entre autres pour les gens choisissant d’aller vivre dans les banlieues.
« Si nous regardons la ville de Québec, la population a augmenté de 42 % et sa superficie de 248 %, mais son taux de densité a chuté de 59 %. Les gens souhaitent déménager en banlieue pour avoir plus d’espace, mais doivent prendre leurs voitures pour accéder aux services plus lointains. Une voiture a besoin de 44 mètres carrés d’espace, contrairement à six mètres carrés pour un vélo et un mètre carré pour un piéton », explique Nicolas Nadeau.
Pour créer une atmosphère urbaine plus agréable, il serait notamment de bon aloi d’investir dans des infrastructures pouvant minimiser le trafic. Dans la ville danoise de Copenhague, 37 % du transport quotidien se fait en vélo, et ce, qu’importe la saison. En hiver, les pistes cyclables sont même dégagées avant les trottoirs et les routes ! Le but ultime est surtout de placer les services et emplois plus près des gens afin de minimiser les longueurs des transports en auto. On n’a qu’à regarder les bouchons de circulation pour rentrer ou sortir de Montréal et Québec à partir des banlieues !
Opinion georgienne municipale
La Ville de Saint-Georges travaille justement sur des façons sérieuses de revitaliser son centre-ville à moyen terme. Chargé de projet pour ce dossier au Service de l’urbanisme, Pier-Olivier Morissette précise que la population de Saint-Georges a été invitée dans la participation au dialogue sur ce sujet. Ce dernier avoue que plusieurs pistes du film « Saga Cité » sont intéressantes, mais qu’il faut adapter chaque possibilité selon les ressources et surtout la mentalité du milieu.
« L’environnement n’est pas le facteur le plus vendeur chez la population. Les gens cherchent davantage le confort et la rentabilité des installations. À Saint-Georges, nous partons sur de bonnes bases, malgré quelques problèmes d’utilisation au niveau des stationnements. Le nouveau projet du Taxibus est une bonne idée représentant un incitatif de transport intéressant pour les travailleurs et étudiants. Il faut seulement prendre le temps de bien faire les choses », stipule Pier-Olivier Morissette.
Sur le dossier de l’autoroute 73, M. Morissette mentionne que cet aspect doit être mis de l’avant même si cela entre en contradiction avec l’idée primaire du film « Saga Cité ». D’après lui, cette nouvelle route ne créera pas d’encombrements supplémentaires, mais bien un dégagement du trafic, particulièrement pour la circulation des véhicules lourds.
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