Google Depuis quelques années, plusieurs personnes sentent que les saisons se décalent d'un cran en comparaison au passé. Par exemple, les chaudes températures estivales arrivent plus tard en juillet pour maintenant se poursuivre jusque tard en septembre. Qu'en est-il de nos hivers qui semblent vouloir retarder aussi leurs arrivées ?
Selon les données statistiques d’Environnement Canada enregistrées via la station météorologique de Beauceville, la région a reçu l’équivalent de 85 mm en précipitations entre le 1er et le 27 décembre. Ce terme comprend la somme totale des précipitations et de l'équivalent en eau de toutes les chutes de neige. Pour la même période en 2010, la Beauce avait été touchée par 92,4 mm d’eau sous forme de pluie ou neige.
C’est justement à ce niveau que la différence prend tout son sens. Le territoire défini ici a été touché par plusieurs mélanges de pluie et de neige au cours du mois de décembre 2011. D’après le météorologue René Héroux, cette situation s’explique notamment par un mercure plus doux empêchant donc la condition de gel propice à des averses de neige. Les données démontrent également une différence en température moyenne de trois degrés entre décembre 2010 et 2011.
« On observe le même genre de phénomène dans la grande majorité des régions longeant la Vallée du Saint-Laurent. Les changements climatiques y sont pour quelque chose. C’est une tendance qui tend à s’installer depuis quelques années. Malgré tout, il suffit d’un changement de système pour que tout soit recouvert de neige. C’est pourquoi il est impossible de prévoir s’il y aura beaucoup de neige chaque hiver », explique René Héroux.
Les statistiques prouvent aussi que les froids extrêmes tendent à régresser dans une même continuité. D’après la station de Beauceville, il faut remonter à janvier 2009 pour noter des mercures minimums inférieures à – 30 degrés. L’hiver 2010-2011 a toutefois fait frôler le thermomètre prêt de ce point à plusieurs reprises, et ce, sans nécessairement apporter des précipitations supplémentaires de neige. Selon René Héroux, le fait que la Beauce soit située à l’intérieur des terres ne créerait pas de distinctions climatiques en comparaison avec les régions fluviales du sud québécois.
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